LOOKBOOK PRINTEMPS / ÉTÉ 2018

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La couleur de ma peau s’est fondue dans la lumière, ses rayons se diffusant sur ma blouse comme les interstices d’un store vénitien. Des éclats d’or ont parsemé mon jupon quand j’ai traversé la même route qu’empreintat autrefois Makeda. Alors j’ai jeté les oripeaux de mon ego pour me dissoudre dans les bras de l’amour. Telle une matrioshka triomphante, je me suis défaite de tous mes masques intérieurs. Les bougainvilliers se dessinaient sur ma robe comme les fameux jardins suspendus vus du ciel. Alors le vent a soufflé, de Saint-Pétersbourg jusqu’au Kerala et j’ai traversé en un instant des siècles de soumission. malgré mon infortune, je me jouais encore des superpositions de fleurs et de rayures sous le ciel indigo des Bermudes, mais ma boussole perdant le nord, j’ai disparu dans l’océan des possibles. J’en suis revenue dernièrement, recouverte d’un carré de soie peint de couleurs pastels psychédéliques telle une déesse primordiale. J’ai choisi d’évoluer à chaque instant alors ma mue est devenue quotidienne.

Saupoudrée d’ocre de safran, j’ai enfilé ma robe épicée dont les volants dansent aux rythmes de mes pas et j’ai marché sans m’arrêter à la recherche du Graal.
Dans le ciel des barbades, j’ai rencontré les Lords of underground qui m’ont transmis des secrets dont seuls les anciens parfois se souviennent. Enfin je suis devenue libre en acceptant de laisser mourir chaque jour mes illusions. Sur le plissé de ma veste de hussard, les ombres et lumières défilent encore.